Le Festival annuel Arts et Renaissance de Marville a débuté samedi dans le soleil et le vent. Cela n’a pas empêché l’arrivée de nombreux visiteurs humains

et à plumes…

Culture et spectacles, un rare mélange réussit
L’une des caractéristiques de cette manifestation est de faire en sorte que les deux journées conjuguent animations populaires et aristocratiques, culture et savoir. Ainsi le samedi donne l’ambiance d’un marché de la fin du Moyen Age et du début de la Renaissance. Avec des saltimbanques

,
des marchands d’armes

,
des scribes

,
des dentellières …

Un templier, rescapé de la fureur de Philippe le Bel a raconté ses méaventures
tandis qu'un inquisiteur maudit se présentait à la porte du village

,
Inquisiteur de malheur qui s'empressa de condamner une pauvre fillette qui lui avait manqué de respect

,
tandiq qu'une autre était condamnée au carcan sur la place publique

Dimanche, on le verra sera consacré aux joutes d’armes avec un tournoi.
Pour rester dans l’ambiance et tenter de faire vivre à l’époque les spectateurs, les organisateurs ont eu la bonne idée d’obliger toutes les personnes participantes à l’encadrement de s’habiller dans le style des siècles passés.
A noter aussi que les organisateurs ne se sont pas laissé aller à la facilité de ne donner que des animations d’ambiances avec des bateleurs, des danseurs, des musiciens de rues. Toute l’après-midi de samedi a été émaillée de conférences données soit par des passionnés de l’époque (un rescapé des templiers a ainsi pu faire vivre les us et coutumes de l’époque). Tandis que dans l’église, transformée en salle de cours, un professeur de l’Université de Louvain a expliqué les tenants et aboutissants historiques de Marville.
Cette ambiance et cette programmation qui font du Festival Arts et Renaissance de Marville un événement simultanément sérieux et ludique. Une véritable leçon d’histoire à ciel ouvert.
Dans notre prochain article, nous vous parlerons de la journée chevaleresque à laquelle il est toujours possible de participer ce 31 mai dans l’après-midi.
Michel Ghesquière