Montmédy et les antennes GSM?
Six communes françaises sont volontaires pour passer à la norme de 0,6V/m et ... Montmédy ?
Comme on le sait, une grande conférence nationale se tient actuellement à Paris. Le but de cette réunion la mise à plat des problèmes engendrés par les téléphones mobiles et les antennes relais.
Antennes qui peuvent poser des problèmes au niveau des pollutions esthétiques comme sanitaires. En effet, contrairement à ce que prétendent les opérateurs de téléphonie mobile (lesGSM) de plus en plus d’études internationales considèrent qu’il y a un risque au niveau de la santé avec les antennes relais.
Alors qu’il y a quelques années, le niveau des connaissances et les études statistiques ne permettaient pas de savoir si danger il y avait, aujourd’hui ce n’est plus le cas. De nombreux pays européens en ont d’ailleurs tiré les conclusions et imposés des restrictions nettes en ce qui concerne les normes des puissances des antennes relais.
La Belgique, par exemple, vient de suivre l’avis émis en février de cette année par son Conseil Supérieur de la Santé (organisme officiel dépendant du Ministère de la santé du royaume). Contrairement à l’Académie de Médecine de France, le CSS belge a réalisé une étude généraliste se penchant sur tous les domaines concernés (sauf économique). Sa recommandation a été nette et sans équivoque : le seuil maximum doit être établi à maximum 3 V/m. Dans les trois régions du pays, les autorités régionales compétentes en la matière ont suivi immédiatement la recommandation des scientifiques belges.
Les opérateurs français, Orange, Bouygues et SFR déclarent quant à eux qu’il leur est impossible de rabaisser le niveau des normes. En ce qui concerne la santé, ils s’appuient toujours sur une étude réalisée par l’OMS et par les Communautés européennes en … 1999
Si ailleurs en Europe c’est possible, pourquoi pas en France ?
A l’occasion du Grenelle de la téléphonie mobile l’Association Nationale Robin des Toits a proposé la mise en place d’expérimentation grandeur nature du seuil de précaution sanitaire de 0,6V/m défendu par les scientifiques internationaux indépendants.
Cette proposition a reçu le soutien de l'Association des Maires de France, du CRIIREM et d’Ecologie Sans Frontière.
Plusieurs communes de zones urbaines et rurales sont déjà volontaires : Courbevoie (Hauts-de-Seine), Hérouville-Saint-Clair (Calvados), Le Vigan (Gard), Niergnies (Nord), Aumessas
(Gard), Campestre (Gard).
A l’heure actuelle, les seuils d’exposition maximale sont compris entre 41 et 61V/m, mais Robin des Toits et les communes volontaires souhaitent que le seuil d’exposition ne dépasse pas 0,6V/m.
Ce seuil permettrait le fonctionnement normal du portable tout en assurant une bien meilleure protection sanitaire des riverains d’antennes. Sur le terrain, Robin des toits constate que, lorsque les citoyens sont correctement informés, ils sont tout à fait d'accord pour recevoir l'installation d'un opérateur de téléphonie mobile, à condition que ce dernier garantisse un seuil indépassable de 0,6V/m.
Devant le silence des opérateurs et du gouvernement face à cette proposition et afin que ce Grenelle débouche sur des résultats concrets,Robin des Toits, en coordination avec le CRIIREM, lance un appel à candidature aux collectivités souhaitant également devenir ville pilote pour l’expérimentation du seuil de 0,6V/m.
Et à Montmédy qu’en est-il ?
Montmédy est concernée par les antennes GSM. Sur le territoire de la ville, on retrouve pas moins de 13 stations d’après l’ANFR (4 de radio téléphonie, 2 de radio diffusion et 7 autres stations). (Voir
www.anfr.fr rubrique exposition du public – localiser les stations)
La presse a déjà parlé du problème de l’antenne de la rue des Folies. A deux reprises, aussi bien l’Est Républicain que le Républicain Lorrain se sont fait l’écho des problèmes engendrés par l’antenne-relais de la rue des Folies sur les riverains de celle-ci. Depuis le mois de janvier 2009, ceux-ci demandent qu’une expertise soit effectuée mais en dehors de vagues promesses de la part de Orange et d’un courrier de TDF, rien n’a encore été fait.
Or sur le chemin situé au pied de l’antenne, des mesures effectuées avec un Smogmeter TES conforme aux normes CEE montre que le niveau des ondes peut atteindre 10 V/m et donc pourrait poser de sérieux problèmes aux porteurs de pacemaker passant par là.
Montmédy candidate à la zone test ?
Montmédy pourrait faire acte de candidature. Ce qui placerait la commune dans le peloton de tête des municipalités se préoccupant de la santé de ses administrés et surtout lui permettrait d’agir concrètement tout en respectant au pied de la lettre la législation.
Nous pensons même qu’il serait intéressant que tout le canton fasse de même. Pour les scientifiques, cela permettrait d’étudier un ensemble territorial complet et non limité à une seule commune.
Pour présenter sa candidature, il suffit à la mairie et –ou à la CODECOM de s'inscrire auprès de contact@robindestoits.org .
Michel Ghesquière