De la citadelle à l’ermitage: 80 cavaliers et équipages

Ils étaient plus de 80 cavaliers et attelages à avoir accepté l’invitation de Cit’anim pour effectuer le rallye équestre de la citadelle de Montmédy à l’ermitage de Saint Walfroy.

30 kilomètres tracés en dehors des routes ont permis aux cavaliers venus de tout le département et de Belgique de découvrir le Pays de Montmédy en dehors des entiers battus. Le départ se faisant en début de matinée, c’est vers midi, que le rassemblement a eu lieu sur la « sainte montagne » où est sis l’ermitage (voir à la loupe).


Après le déjeuner, vers 14 h 30 L’abbé Daniel Vannesson, aumonier du site, a procédé à la bénédiction des chevaux et attelages selon une tradition chrétienne ancestrale.

Liturgie très ancienne puisqu’on retrouve déjà en 1050, dans l’histoire du catholicisme, une cérémonie de ce type. Actuellement, si l’on s’en réfère à Google plusieurs milliers d’items sont signalés lorsqu’on effectue une recherche sur les mots « bénédiction des chevaux »
Le retour ayant eu lieu vers 17 heures à la citadelle.
Les commentaires
Pour Christian Parottin, organisateur avec notamment Gérard Cady : « Le succès de cette manifestation a fait que nous envisageons l’an prochain de passer à une étape supérieure et d’organiser un rassemblement encore plus important. Déjà cette année, sans les aides de Gérard Cady à l’accueil et aux opérations de ravitaillement et Jean-Pierre Meunier pour la logistique et l’aménagement des passages, nous aurions eu de grandes difficultés à mener notre objectif à bien. »
Il est tout à fait exact que cette manifestation s’est montée quasi confidentiellement et ce sans faire beaucoup de publicité en dehors du monde équestre : le communiqué de presse signalant ce rallye ne nous est arrivé que … la veille et encore par une source extérieure.
Autre chose qui nous a frappé, c’est l’absence totale de sponsors et bannières publicitaires qui auraient dénaturés l’événement.
Il n’empêche que de réunir autant de cavaliers et d’attelages dans le pays prouve que le développement du tourisme thématique est l’une des voies parmi les plus intéressantes pour la région. Forme de tourisme d’atant plus écologiste qu’elle s’inscrit parfaitement dans la cadre du pays.
Michel Ghesquière
Histoire de l'Ermitage
L’origine de l’ermitage de Saint Walfroy (source : diocèse de Rheins-Ardennes)
Aux temps mérovingiens, vers l'an 585, le diacre Walfroy, originaire de Lombardie, disciple de St Martin de Tours, vient dans le Pays d'Yvois pour y vivre en ermite.
Walfroy joint à la prière une forme de pénitence originale : comme les stylites d'Orient, il se tient sur une colonne, y endurant les rigueurs du climat ardennais.
Sa prédication et son exemple, attire à l'Evangile les habitants de la région qui finissent par briser le signe de leur paganisme : la statue de la "Dea Arduina" vénérée sur la colline. ("Ardenne" vient de "Arduina")
Obéissant à l'évêque de Trèves, Walfroy quitte sa colonne, évangélise la région et construit, au sommet de la colline, une église en l'honneur de St Martin. Il en fait un foyer de vie religieuse.
Il meurt peu avant l'an 600, inhumé dans l'église qu'il a construite. Ses reliques ont été transportées en Yvois (Carignan) le 7 juillet 979
Et l’histoire de la « Sainte Montagne »
Après St Walfroy, présence d'ermites vivant de leur travail, continuant la vie de prière et de pénitence.
1237 : l'ermitage est confié à l'Abbaye d'Orval
1855 : Après la Révolution française, le Cardinal Gousset, archevêque de Reims, rachète la propriété, grâce à la générosité du Diocèse de Reims et des Diocèses voisins, Namur et Verdun.
Il confie la maison à l'Abbé Rondeau, encouragé par Jean-Marie Vianney qu'il rencontra lors d'un voyage à Ars.
1868 : Les Lazaristes font de l'ermitage une maison de retraites spirituelles.
Ils construisent le petit cimetière, où est inhumé le Père Flagel de cette époque (Et en 1999, le Frère Jean Louis)
1874 : construction du Chemin de Croix (restauré en 1989)
1880 : Construction de la Chapelle Notre-Dame du Prompt-Secours, (toujours située sur le Plateau)
1906 : Les chanoines Bihéry et Couvert, missionnaires diocésains
1920 : Ils reconstruisent les bâtiments incendiés en 1916
1949 : De nouveau, le chanoine Couvert reconstruit l'ermitage détruit en 1940, il en est le chapelain. L'église date de cette époque.
1958 : Les Oblats de Marie Immaculée assurent le pèlerinage et le service des Paroisses voisines, jusqu'en 1980.
1989 : Les Frères Auxiliaires du Clergé arrivent, installés le 10 septembre par Mgr Balland.
2002 : Les Frères Auxiliaires du Clergé quittent Saint Walfroy - La maison est rénovée et continue ses activités.Aujourd'hui, une Association cherche à réaliser avec eux la vocation que lui inspire St Walfroy, pour une Europe chrétienne... Quatorze siècles de fidélité à poursuivre !